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Moustique tigre : adoptons les bons gestes

Le moustique tigre est arrivé en 2025 à Saint-Barthélemy-d’Anjou. Depuis, sa présence ne cesse de s’accroître. Pour limiter sa prolifération et les nuisances qu’il peut occasionner, chacun peut adopter quelques gestes simples.

Reconnaître le moustique tigre 

Le moustique tigre mesure seulement 4 à 5mm, soit plus petit qu’une pièce d’un centime d’euros. Il est reconnaissable grâce à ses rayures noires et blanches sur son abdomen et ses pattes. Cette espèce à la particularité d’être silencieuse et de piquer la journée. 

Le moustique tigre pond ses œufs dans de petites quantités d’eau stagnante. Une femelle peut pondre plusieurs dizaines d’œufs en quelques jours. Dans des conditions favorables, son développement peut donc être très rapide et entraîner des nuisances importantes. Même s’il est principalement actif sur la période estivale, la vie du moustique tigre s’étend de mai à novembre. En hiver, il entre en diapause (hibernation) et reprend son cycle de développement à l’arrivée des premières chaleurs. 

Quelques gestes pour limiter son développement

Pour éviter la prolifération du moustique tigre, il est indispensable de ne pas laisser d’eau stagnante, ce qui pourrait devenir un lieu de ponte pour les femelles. 

  • Videz tous les objets pouvant contenir de l’eau : arrosoirs, coupelles, pots de fleurs, brouettes, gouttières, bâches, pieds de parasol, pluviomètres, gamelles pour animaux… 
  • Couvrez vos réserves et contenants d’eau par un couvercle ou une moustiquaire : récupérateurs d’eau de pluie, poubelles, petites piscines… 
  • Eliminez les déchets verts, qui peuvent être des lieux de repos pour les moustiques
  • Signalez la présence de moustique tigre en le signalant sur www.signalement-moustique.anses.fr 

Après chaque épisode pluvieux, pensez à faire le tour de votre jardin ou de votre balcon et à vider les contenants dans lesquels de l’eau pourrait s’être accumulée. Retrouvez la checklist des bonnes pratiques de l’ARS pour ne rien oublier.

Les chauves-souris sont des prédatrices naturelles des moustiques. À Saint-Barthélemy-d’Anjou, des nichoirs ont été installés afin de favoriser leur présence. Toutefois, leur impact spécifique sur les populations de moustiques tigres reste encore à confirmer.

Pourquoi il n'y a-t-il pas de campagne de démoustication ?

Une campagne de démoustication sur les moustiques adultes n’est mise en place qu’à la demande de l’Agence régionale de santé (ARS), lorsqu’un risque avéré de transmission de maladies telles que la dengue ou le chikungunya est identifié.

En cas de risque de transmission, le traitement est réalisé dans un périmètre restreint, correspondant à la zone à risque. Son objectif est de réduire rapidement le nombre de moustiques adultes susceptibles d’avoir piqué une personne infectée et de transmettre ensuite le virus à d’autres personnes.

La démoustication ne constitue toutefois pas une solution durable pour réduire la présence du moustique tigre : les traitements ciblent principalement les moustiques adultes et n’ont pas d’effet sur les œufs ni sur les larves.

Par ailleurs, ces traitements peuvent avoir des conséquences sur l’environnement. Les produits utilisés sont des insecticides non sélectifs : ils peuvent donc affecter d’autres insectes, notamment les abeilles.

Quels sont les riques liés aux piqûres de cet insecte ?

Le moustique tigre n’est pas naturellement porteur des virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika. Il peut les transmettre uniquement s’il a préalablement piqué une personne infectée.

Lors de cette première piqûre, le moustique ingère le virus présent dans le sang. Celui-ci se multiplie ensuite dans son organisme. Lorsqu’il pique une autre personne, le moustique peut alors transmettre le virus par sa salive et infecter une nouvelle personne.

Pour éviter de vous faire piquer, adoptez les bons gestes : portez des vêtements amples et couvrants ; appliquez des répulsifs cutanés et utilisez des ventilateurs.

Pourquoi sa prolifération est de plus en plus importante ?

Le moustique tigre est arrivé en France en 2004 et n’a cessé de gagner du terrain depuis, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le moustique tigre a besoin de très petites quantités d’eau stagnante pour se reproduire. Une simple coupelle ou une petite flaque peut suffire à devenir un lieu de ponte.

Le réchauffement climatique favorise également son développement. Des températures plus élevées au printemps et des automnes plus doux permettent au moustique tigre de rester actif plus longtemps dans l’année et facilitent son implantation dans de nouvelles régions.

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